
Les conditions étaient réunies pour réussir des traitements préémergence pour les premiers semis et une petite partie des parcelles a été traitée avec succès.
Toutefois, plus de 90 % des parcelles sont traitées en postémergence et beaucoup de parcelles ont été traitées entre le début et la mi-juin.
Si la grande majorité des traitements de postémergence précoce a procuré d’excellents résultats, l’absence de pluie à partir de la mi-juin a provoqué un desséchement du sol en surface et réduit l’action des traitements par le sol. Les humidités relatives trop faibles durant la journée ont également limité les efficacités ce qui a induit des éliminations lentes et parfois insuffisantes des adventices induisant une concurrence pour l’eau. Les matricaires, renouées des oiseaux font partie des adventices plus difficiles à éliminer dans ces conditions. Contre matricaires repiquées, l’apport d’une petite dose de bromoxynil (Xinca, Bromotril) s’est parfois avérée très utile pour une élimination complète. La tembotrione (Laudis) a confirmé sa sélectivité et son utilité notamment contre graminées estivales (en présence de digitaires surtout).
TOP
La firme Syngenta Crop Protection lance cette année sur la marché un nouvel herbicide à base de 75% de prosulfuron et présenté sous forme d’une poudre mouillable. Applicable du stade 2 à 9ème feuille du maïs à la dose de 20gr + Trend 0,1%, il pénètre préférentiellement par voie foliaire et agit par systémie en bloquant la synthèse d’acides aminés. Il est également agréé en doses fractionnées soit 10 gr du stade 2 à 6 feuilles visible puis 10 gr au stade 8ème feuille.
Il s’agit d’un produit complémentaire à utiliser en association. Son spectre d’action est assez limité mais il agit sur des adventices comme la capselle, la matricaire, la pensée, la renouée des oiseaux, la renouée persicaire. Des essais complémentaires seront mis en place en 2011 pour tester son efficacité et sa rémanence. Un des inconvénients du produit est son action très lente. Bonne sélectivité dans le cadre des premiers essais.
Cette association commercialisée par BAYER Crop Science se présente sous forme d’un liquide (dispersion huileuse). Elle est agréée du stade 2 à 8è feuille visible du maïs à la dose de 2,25 l/ha .
Sa rémanence est de quelques semaines. Parmi les atouts de ce produit, on peut citer sa sélectivité, sa vitesse d’action assez rapide et son large spectre d’adventices annuelles. Le Laudis sera utilisé en association pour compléter son spectre. Seul, il agit efficacement contre les panics à la dose de 1.5 l/ha, sétaires (1.75 l/ha), digitaires (2 à 2.25 l/ha) et vulpin. De nombreuses dicotylées sont sensibles tels chénopodes, arroches, morelles, amarantes, renouée persicaire, renouée des oiseaux, mouron, …
Par contre, il a besoin d’un partenaire pour éliminer les renouées liserons, pensées, véroniques, fumeterres, coquelicots, pâturins principalement. Dans le cadre des essais du CIPF menés de 2008 à 2010, l’association avec Aspect T a permis des efficacités complètes contre les adventices précitées ainsi que contre la matricaire repiquée.
D’autres associations sont possibles : Gardo Gold, Akris, Banvel, Samson extra 60 OD,… Par contre, sur maïs peu vigoureux ou en conditions peu favorables, l'association avec Xinca peut induire des brûlures. Laudis est aussi vendu sous le nom d’Itineris (nom différent pour un produit identique).
Cette nouvelle formulation du bromoxynil commercialisée par Nufarm est agréée du stade 2 à 8è feuille du maïs. Elle se présente sous forme de suspension concentrée.
Cette forme assez sélective du bromoxynil peut apporter un complément d’efficacité dans le cade d’associations de substances actives. Des adventices parfois un peu plus difficiles telles que gaillet, matricaire repiqué, mercuriale, coquelicot, renouée persicaire, renouée liseron,… y sont sensibles.
Le Xinca est agréé à la dose de 1 l/ha mais en pratique c'est un ajout de 0,25 l qui sera appliqué dans des associations. L'action sur dicotylées sensibles sera accélérée. Par conte, le produit n'apporte aucune rémanence.
TOP
Depuis 2002, toutes les substances actives entrées sur le marché de l’UE avant juillet 1993, doivent faire l’objet d’un réexamen suivant la Directive 91/414 par les autorités européennes, selon les mêmes critères que ceux utilisés pour l’évaluation des « nouvelles » substances actives. La terbuthylazine fait partie des 84 substances actives de la 3ème phase du programme de révision. La Grande Bretagne en est le pays rapporteur. Il s’est avéré au terme d’un premier examen que le dossier n’était pas suffisant pour permettre une évaluation complète ce qui a conduit en décembre 2008 à sa non-inclusion à l’annexe I. Toutefois, entre temps, les firmes détentrices de la substance active ont remis un dossier complété incluant les réponses aux questions identifiées. La terbuthylazine est donc à la croisée des chemins. Si la décision de la Commision (attendue pour juillet 2011 ?) est favorable, celle-ci poursuivra son existence. Dans le cas contraire, les agréations à base de terbuthylazine seront retirées à partir du 31 décembre 2011 mais avec la permission de les utiliser jusqu’au 31 décembre 2012.

Pour optimaliser l’action de ces différents produits et valoriser au mieux leur action rémanente, il est indispensable d’affiner suffisamment le sol en évitant la présence de bandes non recroisées lors du 2ème passage de rotative.
Ce qui était possible avec l’atrazine ne l’est plus avec la terbuthylazine, quatre fois moins soluble que son illustre devancière.
TOP
Depuis l’année passée, différents formulations de nicosulfuron sont arrivées sur le marché.
Outre le Samson extra 60 OD qui a remplacé le Samson 4 SC et l’Accent qui est une version granulée de nicosulfuron, le Kelvin est disponible à la vente. Ce produit se présente sous la forme d’une suspension concentrée contenant 40 gr de nicosulfuron par litre. Il s’agit donc de la même concentration que le Samson 4 SC.

TOP
Une préémergence réussie permet à la culture de démarrer sans risque de concurrence par les adventices.
Toutefois, il est nécessaire que la terre soit bien préparée (pas trop motteuse), bien égalisée et suffisamment humide lors du traitement.
Les principales substances actives (flufénacet, isoxaflutole, pendiméthaline) utilisées en préémergence ont une sélectivité de position. Elles ne peuvent entrer en contact avec la graine de maïs en germination (profondeur de semis 3 à 5 cm nécessaire).
L’application sur un sol sec avant une pluie abondante n’est donc pas sans risque surtout s’il s’agit d’un sol léger.
La présence sur le marché de l’Aspect T, de l’Akris et du Lanox permet une destruction complète de tous les adventices annuelles en un seul passage.

Suivant le négociant, l’Aspect T peut être obtenu sous le nom de Promess ou Andes. Il s’agit de produits identiques (même composition, même doses) à l’Aspect T mais portant un nom différent.
En présence de renouées ou de graminées estivales (panics, sétaire…), le premier ou le second traitement auront la préférence. En cas de forte pression chénopodes, arroches, un des trois derniers traitements sera choisi.
TOP
En présence de dicotylées annuelles, un traitement précoce (stade 4 -5° feuille visible) avec Calaris 1 l + Dual Gold 0,7 l ou Frontier Elite 0,75 l sera suffisant si les graminées classiques (vulpin, pâturin, jouet du vent, ….) ne sont pas tallées lors du traitement. D’autres solutions sont également efficaces telles que Mikado 0,75 l + Aspect T 1,75 l à 1,5 l ou Callisto 0,7 l + Gardo Gold 2 l. L’Akris à deux litres peut également jouer le rôle de radiculaire dans ces deux derniers. Si les graminées courantes précitées sont présentes ou en présence de mercuriale de plus de 4 feuilles, l’ajout de 0,4 à 0,5 l Samson extra 60 OD ou Accent 30 g/ha permet de les détruire.
En présence d’amarantes, la mésotrione nettement plus efficace sera préférée au Mikado. Hormis les amarantes, la mésotrione et la sulcotrione ont des efficacités assez proches. Le Mikado est un peu plus « doux » lorsque les plantes ont une croissance ralentie par un temps frais et s’associe facilement avec les différents partenaires. Son action est un peu plus lente que celle du Callisto qui lui à l’avantage de détruire plus rapidement des adventices qui seraient un peu plus développées. Leur rémanence et leur efficacité finale sont très proches sur les adventices.

TOP
La matricaire n’est difficile à éliminer que si elle a été repiquée par les travaux de sol (cas de non labour ou de labour reverdi). En présence de parcelles présentant une infestation de camomilles développées avant le semis, il est conseillé de traiter la parcelle au glyphosate ce qui évitera des doses plus élevées ou des mélanges plus coûteux en postlevée du maïs. Pour contrôler les matricaires avant leur levée, l’isoxaflutole surtout mais aussi la terbuthylazine, le flufénacet, le diméthénamid P, le S-métolachlore et le péthoxamid sont assez efficaces si l’humidité est satisfaisante.
En postémergence, lorsque les matricaires ont moins de 10 cm, les associations classiquement utilisées (Calaris 1,25 l + Dual Gold 0,6 l, Mikado 0,75 l + Aspect T 2 l) les contrôlent parfaitement.
En présence de matricaires repiquées, des essais mis en place par le CIPF ont montré l’efficacité du Primus à 50 ml. Cependant, l’utilisation de ce produit est tributaire de la variété semée et des conditions d’humidité du sol. Dans ces essais, les meilleurs résultats sont obtenus avec Laudis 2 l + Aspect T 1,75 à 2 l ou Akris 2 l et Calaris 1,25 l + Xinca 0,25 l + Successor 600 1,2 l. Ils assurent tous trois une élimination satisfaisante de ces matricaires et évitent la production de semences.
Le Kart 1,2 l ne contient pas assez de florasulam pour permettre une destruction suffisante.
L’apport de Matrigon 0,75 l ou de Banvel 0,3 l ne peut être utilisé dans ce contexte puisqu’ils ont tendance à ralentir l’action des partenaires.

TOP
La mésotrione ou la sulcotrione constituent par leur spectre d’efficacité et leur rémanence la base du désherbage contre les dicotylées en postémergence.
Cette rémanence est notamment utile contre les chénopodes et arroches moins bien contrôlés par tous les produits radiculaires (excepté la pendiméthaline).
Les panics, sétaires doivent être détruits par l’action de contact d’un antigraminée (nicosulfuron, foramsulfuron + isoxadifen). Leur action est assez lente mais généralement très efficace contre ces deux adventices. Il faut surtout veiller à traiter lorsque l’hygrométrie soit suffisante (traiter en soirée ou tôt le matin) si on traverse une période sèche. Vu leur faible rémanence, il faudra ajouter au traitement 2 l de Gardo Gold ou Aspect T 1,75 à 1,5 l ou Akris 2 l selon le stade du maïs qui renforceront l’action par contact par leur apport en terbuthylazine tout en apportant une rémanence efficace contre les graminées annuelles.
Le stade optimum de traitement pour une bonne efficacité (destruction des adventices présentes et rémanence suffisante) se situe entre le stade 4è et 5è feuille visible (post précoce). Les panics et sétaires les plus développés ont alors généralement atteint le stade 3 feuilles à début tallage.
Le Samson Extra 60 OD et l’Accent peuvent jouer le même rôle contre les graminées de plus de 3 feuilles.
Par contre, le nicosulfuron est un peu plus souple d’utilisation que le foramsulfuron. Si nécessaire, le Samson extra 60 OD peut être appliqué sur un maïs ayant atteint le stade 7ème feuille visible alors qu’il est préférable de se limiter au stade 4ème à 6ème feuille visible avec l’Equip (pour des raisons de sélectivité) ou l’Accent (pour des raisons d’efficacité). Sur des maïs qui croissent au ralenti à cause de conditions trop fraîches, l’association Mikado + nicosulfuron sera préférée à l’association Callisto ou Calaris + Equip.
Le Clio Elite 1l associé à Calaris 1l ou le Laudis 1,75 l + Aspect T 1,75 à 1,6 l peuvent également donner de très bons résultats contre panics, sétaires à un prix comparable au mélange triple.
TOP
Si les parcelles où on retrouve des digitaires restent nettement moins fréquentes que les parcelles avec sétaires et panics, les cas rencontrés sont de plus en plus courants et les régions concernées plus nombreuses d’année en année. Si le Nord du pays est le plus concerné, on rencontre également la digitaire filiforme et occasionnellement la digitaire sanguine dans certaines parcelles en Ouest Hainaut, Brabant surtout en sols légers et sols sablonneux de la région jurassique. Leur levée est plus tardive que celles des autres graminées.
Le Clio Elite, une association de topramézone ( 32 g/l) + diméthénamid P ( 538 g/l) et le Laudis (tembotrione + isoxadifen éthyl) + un antigraminée rémanent (Aspect T, Akris ou Gardo Gold) sont les solutions de références contre les flores complexes de graminées estivales avec digitaires filiformes, digitaires sanguines, sétaires verticillées, sétaires vertes et panics pied-de-coq du stade 1 feuille à début tallage par contact. Rappelons que le Clio Elite ne peut être appliqué qu’un an sur deux sur les monocultures de maïs.

TOP
Les herbicides utilisables en culture de maïs ne sont pas parfaitement efficaces contre ces liserons. La principale difficulté réside dans l’apparition échelonnées des liserons et la difficulté de détruire le système racinaire en profondeur. Le Banvel appliqué à la dose de 0,4 l est un compromis entre la sélectivité vis-à-vis de la culture et de l’efficacité. Il peut être associé aux autres substances actives habituellement utilisées. A la dose de 0,25 l, il détruit les renouées liserons, gaillets et mourons.
Le Kart (fluroxypyr 100 g/l + florasulam 1g/l) peut également être utilisé dans le cadre de cette lutte. L’efficacité de ce produit est assez comparable au précédent. Une combinaison Mikado 0,75 l + Gardo Gold 2 l ou Aspect T 1,75 l associé avec Kart 0,9 l ou Banvel 0,4 l appliquée au stade 4ème feuille visible du maïs donne également des résultats satisfaisants. Cependant, une correction 7 à 10 jours plus tard, avec Kart 0,3 l ou Banvel 0,2 l peut toutefois s’avérer nécessaire pour assurer une destruction des levées tardives de liserons des haies. La sélectivité de ces traitements est très bonne. Le Kart ou Banvel peut également être associé au Callisto, Calaris, Gardo Gold et Dual Gold.
Le Primus (florasulam 50 gr/l) est efficace contre les liserons des haies à la dose de 100 ml/ha. Son action est lente mais il agit bien en profondeur. Il n’est agréé qu’en application en jets dirigés, ce qui n’est possible que pour très peu d’agriculteurs. En respectant, une liste positive de variétés, il est toutefois possible d’obtenir un bon résultat tout en maintenant le potentiel de rendement de la culture. Le Primus doit être appliqué au stade 5 à 6è feuille visible du maïs. Un traitement Mikado 0,75 l + Gardo Gold 2 l ou Aspect T 1,75 appliqué au stade 3 à 4è feuille visible suivi de Primus 100 ml, sept à dix jours plus tard s’avère efficace. Parmi les variétés déjà testées depuis plusieurs années et qui ont démontré une bonne tolérance, on peut citer Aritzo, Aurelia, Award, Castro, Dominator, Eduardo, Mas 23.E, NK Jasmic, Paddy, Pralinia, Saludo (très précoce) Eliot, Jessy, Logo, SY Quartz, SY Respect, Tiago (précoce) Asteri Cs, ES Kongress, LG 3228, NK Perform, SY Mascotte, Torres (demi-précoce) Barros, Es Charles, Maïbi Cs, (demi-tardive). Pour le maïs grain, Avixenne, Lafortuna, Logo, Mas 13.L, PR39K13, ont réagi favorablement au traitement. Il est déconseillé d’associer le Primus au Samson extra 60 OD, Accent ou Equip.


Un traitement avec glyphosate avant labour ou sur labour reverdi est une bonne solution si les conditions le permettent. En cours de végétation, les produits à base de nicosulfuron restent les traitements de référence. On les appliquera selon que le produit utilisé le Samson extra 60 OD à la dose de 0,75 l. Dans ce cas, on l’ associera de préférence avec Mikado 0,75 l + Gardo Gold 2 l.

Le Mikado (1,25 l) ou Callisto (1 à 1,2 l) la freine et en détruit une faible proportion.
Les repousses de pomme de terre sont bien combattues « au stade 10 à 15 cm » des bouquets foliaires les plus développés par un traitement Mikado (1,25 l). Le Callisto 1 à 1,25 l permet également une destruction des levées présentes lors du traitement. Les traitements sont insuffisants contre les levées ultérieures. Un essai mis en place en 2010 par le CIPF a montré une plus grande sensibilité aux traitements repris ci-dessus des repousses de variétés Fontane et Bintje que pour celles de la variété Innovator.
TOP
Afin de réduire significativement la contamination des plans d’eau situés à proximité des champs, diverses mesures de précaution peuvent être mises en application. L’une de celle-ci consiste à respecter une zone tampon. Celle-ci est une bande de terrain non traité se situant le long des eaux de surface (ruisseau, étang, mare, fossé humide, canal de drainage).
Le but principal d'une zone tampon est de protéger les organismes aquatiques des produits phytosanitaires pouvant être entraînés par les brumes de pulvérisation. La végétation de la zone tampon n’a pas d’importance. Elle peut contenir une fourrière enherbée ou tout autre type de végétation. La zone de tampon peut éventuellement faire partie du champ et être cultivée de façon identique au reste du champ.
La zone tampon est caractérisée par sa largeur, qui correspond à la distance minimale qu'il faut laisser entre la berge du plan d'eau (en haut du tallus) et la dernière buse du pulvérisateur. En Belgique, les largeurs des zones tampons sont de 2, 5, 10, 20 et 30 m, en fonction du risque de chaque produit phytopharmaceutique pour les organismes aquatiques.
Toutefois, l’une des possibilités pour réduire ces zones tampons par rapport aux indications de l’étiquette est l’utilisation de matériels performants (matériel anti-dérive). En effet, à titre d’exemple, une zone de tampons de 20 mètres avec une technique classique peut être réduite à 1 m si le pulvérisateur dispose de buses qui permettent une réduction de 90% de la dérive.
Pour plus d'information sur la réduction de dérive des buses existantes et sur la réduction des zones tampons, consultez la brochure disponible sur le site www.phytoweb.be " Mesures de réduction de la contamination des eaux superficielles par les produits phytopharmaceutiques, SPF santé publique, sécurité de la chaine alimentaire et environnement".

Source : Brochure mesures de réduction de la contamination des eaux superficielles par les produits phytopharmaceutiques, SPF santé publique, sécurité de la chaine alimentaire et environnement
TOP