
La base de la fertilisation azotée raisonnée consiste à calculer l’équilibre théorique entre les besoins de la plante et les fournitures en azote du sol afin d’apporter la dose adéquate de fertilisants.
Le programme de fertilisation azotée est basé sur la méthode du bilan prévisionnel qui consiste à calculer la différence entre les besoins estimés de la plante et les fournitures potentielles du sol en fonction de sa situation et de sa gestion. Le programme a pour but de permettre à l’utilisateur d’estimer au mieux les apports théoriques azotés à réaliser en fonction d’une série de paramètres connus ou estimés sur base de situations « standards ».
L’ensemble des paramètres intégrés dans le programme sont issus des données les plus fréquentes relevées dans la littérature spécialisée, des résultats d’essais réalisés par le CIPF et ses partenaires ou encore de données issues d’essais réalisés par les chambres d’agriculture de l’Oise et du Nord Pas-De-Calais. Le module est censé être un outil de raisonnement qui peut être modifié à tout moment sur base de données complémentaires obtenues par le biais de la réalisation d’essais mis en place par le CIPF et ses partenaires.
Le CIPF ne peut en aucun cas être tenu pour responsable de son utilisation et des conséquences qui en découleraient. Les valeurs proposées dans le programme restent théoriques et peuvent s’écarter de situations réelles lors d’épisodes climatiques exceptionnels. Avant la mise en œuvre du conseil, s’assurer que celui-ci respecte les lois en vigueur et notamment le Programme de Gestion Durable de l’Azote.
Les besoins de la culture sont définis sur base de rendements moyens récents mesurés par le CIPF et ses partenaires dans des parcelles homogènes des différentes régions agricoles de Wallonie. Les besoins tiennent compte de la région, du type et du potentiel de la variété ainsi que du potentiel de minéralisation théorique de la parcelle.
Si le pH idéal pour le développement de la culture est respecté, l’azote sera d’autant mieux valorisé. Par contre si le pH est trop faible ou si le sol est très argileux, un complément azoté s’avérera nécessaire.
L’utilisateur a la possibilité d’introduire la valeur de son profil azoté de printemps. Si le prélèvement est réalisé avant le 1er avril, il est conseillé de ne tenir compte que de la somme des horizons réalisés jusque 60cm de profondeur ; par contre pour les prélèvements réalisés après cette date le profil peut être comptabilisé sur son entièreté. A défaut le programme tiendra compte d’un profil défini arbitrairement sur base des valeurs moyennes relevées en début de printemps et intégrées dans le logiciel lors de sa mise à jour.
Le besoin azoté est ajusté en fonction de la date de semis du maïs.
Certains précédents laissent dans le sol plus ou moins d’azote (légumineuses et sous-produits de récolte) disponible pour le maïs. Par contre, d’autres mobiliseront de l’azote pour la décomposition de leurs sous produits notamment.
La dégradation du stock d’humus accumulé par une prairie libérera des quantités d’azote parfois importantes. Ces quantités dépendront notamment de l’âge de la prairie et de l’ancienneté du retournement. Pour les prairies permanentes, les valeurs reprises dans l’onglet « destruction de printemps » sont uniquement valables pour une destruction réalisée avant le 15/03. Un retournement tardif d’une prairie permanente réalisé avant semis de maïs peut avoir un effet dépressif sur le rendement du maïs.
En fonction de son développement la culture intermédiaire est susceptible de redistribuer, par sa décomposition ultérieure, une partie de l’azote qu’elle aura mobilisé durant l’arrière-saison précédant l’implantation du maïs. La teneur en lignine du couvert peut influencer significativement la quantité d’azote restituée à la culture suivante. Les valeurs reprises dans cet onglet résultent d’une harmonisation des données fournies par les partenaires du CIPF et les valeurs les plus couramment rencontrées dans la littérature spécialisée.
Le programme estime la quantité d’azote issue des amendements épandus et mis à disposition du maïs durant la saison culturale. Les valeurs définies sont celles issues d’une série de données de la litérature et de résultats d’essais réalisés en conditions réelles chez des agriculteurs. Celles-ci résultent d’une mise en commun et d’une harmonisation des valeurs mesurées par le CIPF, l’IRBAB, le CRA de Gembloux et la fiche « fertilisation développée par l’équipe NITRAWAL. Un coefficient d’efficacité est appliqué en fonction de la période d’épandage (automne ou printemps).
L’apport régulier de matières organiques dans la rotation culturale engendre une augmentation à terme de la teneur en humus du sol susceptible, après minéralisation, de libérer une quantité d’azote assimilable par le maïs.
Ce paramètre sera mis à jour annuellement par le CIPF sur base des reliquats azotés mesurés à la sortie d’hiver si ceux-ci, par suite d’épisodes climatiques particuliers, devaient s’écarter significativement des situations habituellement rencontrées en Wallonie.
Cliquer sur la flèche à l’extrémité de la fenêtre proposée. Un menu défilant propose les différentes options à sélectionner. Une fois le choix défini, le programme propose le paramètre suivant.
Pour le paramètre « matière organique », la possibilité de modifier la valeur est accessible à l’utilisateur si celui-ci dispose du résultat d’une analyse personnalisée ou s’il souhaite utiliser une autre valeur.
Après avoir complété l’ensemble des onglets proposés, le « calcul ferti-maïs » est effectué de manière automatique. Pour recommencer l’opération, il suffit de mettre à jour chaque donnée encodée et/ou utiliser le bouton « nouveau calcul ».
Si le conseil de fertilisation dépasse 140 unités d’azote minéral/ha, se limiter à cette valeur sous peine de voir le profil azoté afficher des valeurs excessives à la récolte du maïs et ainsi engendrer un niveau d’APL (Azote Potentiellement Lessivable) dépassant la limite acceptable.
Si le conseil de fertilisation est inférieur à 30 unités d’azote minéral/ha, le conseil de fertilisation sollicitera l’agriculteur a appliquer une faible quantité d’azote au semis plafonnée à 30 unités d’azote/ha ou éventuellement à appliquer un engrais « starter » en quantité raisonnée de type DAP 18-46 (100kg/ha) ou encore une formulation micro-granulée disponible sur le marché.
Cette pratique conduit dans la majorité des situations à limiter le reliquat azoté post-récolte par une meilleure valorisation de l’azote au stade jeûne de la culture. Veillez à respecter les normes qui sont d’application dans le PGDA (cfr. www.nitrawal.be).
Pour de plus amples informations, contacter le CIPF.